mardi 16 juillet 2013

9/5 Luarca - Avilès 76kms

Peut-être pas très visible sur la carte de Google Earth, mais c'est une succession de collines qui longent la mer et que nous devons franchir bien que nous suivions une route importante.

C'est un signe qui ne nous trompera pas pour le reste du voyage. Quand l'autoroute avec laquelle on jouera constamment à cache-cache passe d'une colline à l'autre, c'est très mauvais signe. Ils ont fait les frais de ces pylônes de béton, mais à l'époque des routes nationales, il fallait monter d'un côté de la colline pour redescendre de l'autre côté... nous aussi. 
Ah oui, de là-haut on a parfois une belle vue sur la mer à quelques centaines de mètres plus bas! 



Et de surcroît, il pleut, le top, mouillés à l'extérieur par la pluie et sous le KW par la transpiration puisqu'il faut grimper, grimper. Quand on arrive au-dessus des côtes, on est trempés et on voudrait souffler un peu. Eh bé, non car il fait froid et il y a du vent, donc pour ne pas se refroidir et attraper la crève, il faut continuer... 
Ça monte sec, c'est moi qui vous le dis... 
Finalement il vaut mieux rouler avec les jambes nues car elles sèchent bien plus vite sans pantalon. 
A Villalegre, faubourg d'Avilès, nous logeons au dernier étage; heureusement qu'il n'y en a que 4 car on doit y monter les bagages par un escalier. Les vélos passeront la nuit près de la cuisine du bar de l'hôtel.
Pas chaud non plus dans cette chambre qui dispose d'un petit radiateur électrique qui restera branché toute la soirée pour nous donner un peu de chaleur; incroyable qu'il fasse encore si froid un 9 mai!
Le gérant très serviable nous a dégoté un assortiment de fromages, un peu de verdure, du pain et on lui a commandé une bouteille de Rioja à 8€. Nous avons dégusté le tout avec grand appétit.
Le vin aidant, Maria devenue soudain très joyeuse a demandé au gérant où nous pouvions aller manger une spécialité espagnole. Isabelle lui avait suggéré une bonne "favada". Très gentil le monsieur téléphone à un restaurant renommé et réussit à nous réserver une table de suite alors qu'il n'est pas encore l'heure espagnole du souper. Nous nous y rendons en taxi, sachant que je ne mangerais plus, ce qui n'était pas agréable pour le patron de l'établissement qui s'était coupé en 4 pour que nous puissions manger avant l'heure, pauvres petits pèlerins affamés que nous étions supposés être.  
Voilà cette fameuse "favada", genre de grosse soupe accompagnée de gros haricots blancs et de quelques morceaux de viandes de plusieurs sorte dont un genre de saucisse(chorizo) noire que l'on voit flotter dans l'assiette. Je n'ai mangé qu'une bête salade, ne voulant pas faire affront. Nous sommes rentrés à l'hôtel à pied pas de très bonne humeur. Ça ne peut pas toujours être 100%!!! 
Nous ne savions pas qu'en plus nous étions dans une cidrerie, entreprise très fréquente dans la région.
Quand je disais que ça ressemblait à la Normandie...Le patron nus a fait cadeau d'un verre à cidre bien emballé qui arrivé à la maison sans se casser malgré les chocs de la route! On peut voir le nom de la maison "Yumay" sur le verre à vin. 


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