Comme déjà expliqué, on a commencé la journée par le déménagement de notre paquetage vers notre chambre, plus confortable. Il est surprenant de voir en Espagne que les chambres d'hôtel son souvent située dans un étage d'un immeuble à appartements, ce qui était le cas à Santiago. Le patron de l'hôtel avait des chambres dans plusieurs bâtiments. Quelques photos de l'environnement de notre chambre située dans un bâtiment moderne et neuf.
Les vélos seront remisés au garage du bar-restaurant même. On y trouve un peu de tout dans ce bar...
C'est parti pour une journée complète de visite, drôle de façon de se reposer...
Tout l'attirail du pèlerin marcheur...mais pourquoi faire puisqu'on est arrivés!?!
Visite de l'intérieur de la cathédrale.
Le voilà ce fameux système d'encensoir grâce auquel, selon la maman de Maria, on cachait, dans le temps, les mauvaises odeurs des pèlerins qui arrivaient à Compostelle et se rendaient dans cette même cathédrale.
Il est d'une taille imposante et on le manipule avec une longue corde attachée tout au-dessus de la nef centrale. Par un mouvement de balancier très ample, cet encensoir traverse presque toute la longueur de la nef centrale, impressionnant. Nous n'avons pas eu l'occasion d'en voir la démonstration car il semblerait que cela ne se passe plus que le jour de la fête de Saint Jacques soit le 25 juillet.
Grâce à YouTube, nous pouvons profiter du spectacle, suivez le lien:
Coquille, partout... même sur les accoudoirs des bancs.
A propos, une anecdote. Quand nous avons assisté à l'office qui se déroule tous les jours en l'honneur des pèlerins, il y avait beaucoup de monde comme à l'habitude. Trois rangées plus loin que nous, un monsieur d'une soixantaine d'années est assis et quand une personne souhaite s'asseoir à côté de lui où se trouve encore une place libre, il refuse toujours. Il est en train de chercher quelqu'un de son regard dans la foule mais apparemment sans succès. Je peux comprendre pendant les premières minutes de l'office qu'il veuille garder la place pour sa compagne ou qui sais-je, mais pas durant tout l'office tout de même.
Après que plusieurs personnes aient tenté leur chance, après que l’office ait commencé depuis au moins 15 minutes, moi qui surveillait son manège depuis le début, je vois arriver une vieille dame qui essuie le même refus que les autres. La moutarde me monte au nez et je me lève comme l'éclair. La place libre était juste au bord du banc, donc j'arrive à la hauteur de ce mec et sans crier gare, je le pousse d'une façon irrésistible en le faisant glisser sur le banc bien ciré. Il me regarde tout ahuri et surpris, la bouche bée pendant que je fais signe à la dame de bien vouloir venir s'asseoir. Tout s'est passé en quelques secondes sans la moindre parole. Bien contente que quelqu'un ait osé remettre ce monsieur à sa place, c'est le cas de le dire, elle me remercie d'un geste de la tête. Tandis que je retourne à ma place, d'autres personnes me font signe avec leur pouce en l'air qu'ils approuvent. Il n'empêche qu'il 'y a personne qui s'est levé!!! C'est ça le problème des femmes qui se font violer au vu de tout le monde et personne n'a le cran de réagir, c'est abominable.
Maria voyait aussi le manège et, me connaissant un peu, voulait me retenir, mais, non, je ne peux pas dans ces cas-là; il faut que j'agisse, à mes risques et périls, advienne que pourra!
Il y a une telle affluence de pèlerins durant la haute saison qu'il a fallu installer ce feu pour contrôler l'accès au sanctuaire de Saint Jacques.
Le voilà notre saint, de derrière car il fait face aux fidèles, au centre du chœur de la cathédrale.
Il a dû en passer des pèlerins par cet escalier étroit!!!
C'est un peu chargé tout ça, on dirait que lus on en rajoute, plus ça impressionne et pourtant je dirais que ça enlaidit plus qu'autre chose. A chaque époque son style et ses goûts...
Voilà, un symbole tout simple, le glaive de Jacques dit le "Matamore", tueur de Maures.
Sortons de ces ténèbres qui sont supposés nous apporter la lumière divine et profitons du soleil qui brille.
Et on y revient sur cette place. Oui, content d'y être arrivé, avec et/ou grâce à la coquille léguée par Isabelle.
Et chacun s'y pose, à sa façon...
Cyclistes.
ou marcheurs. Tout ce monde qui confère à la ville cette ambiance très particulière. pour autant qu'on soit pèlerin, on se sent comme faisant partie d'une grande famille qu'on ne connaît pas mais qu'on sent présente.
C'est un peu notre ville, elle a été faite pour nous. Il est vrai que dans le temps, la cathédrale a été construite pour accueillir les pèlerins; on dût prévoir des hospices pour les soigner et des auberges pour les restaurer.
Quel programme et ce flux continue toujours, bien moins dangereux que par le passé, Dieu soit loué.
Oui, on veut savourer l'instant et s'en imprégner.
Faisant corps avec ces pierres foulées par tant de personnes avant nous depuis des siècles.
Isabelle nous avait suggéré de loger au Parador, mais nous avons opté pour le restaurant.
Sympa cet intérieur avec voûtes!
On a droit à une journée de repos, pas de vélo, donc on peut se permettre un peu de vin.
Pas mal le repas, rien de sublime et à un prix raisonnable vu le décor. Pas de regret.
Grâce à notre note du resto, nous avons pu avoir accès à ce fameux Parador; je comprends que ce fut à l'époque, fréquenté par des hôtes royaux. Suivez le guide.
Patio intérieur.
Chapelle privée,bien entendu; ce sont des rois catholiques.
La sacristie basse.
Joli plafond et fer forgé.
Patio intérieur.
A l'étage, le long du patio central.
Cela donne une idée de la taille des pièces! Maria on te voit à peine!
Chouette comme salle de réunion, la classe.
Joli travail de menuiserie.
Escaliers monumentaux un peu partout.
Grande salle à manger.
Allez, encore un petit tour dans la ville. C'est à ce moment que nous tombons nez à nez avec Daniel, notre compagnon de route pour un bout de chemin. Nous sommes heureux de nous revoir après s'être perdus de vue quand nous avons quitté Astorga. Il a retrouvé son épouse et ils vont avec leur beau-frère et son épouse passer quelques jours au Portugal dans leur "Camping-car" comme disent les français, traduit en belge comme "Mobile-home". Il me fera savoir, après notre retour en Belgique que ce ne fut pas la joie; le beau temps ne fut pas de la partie, quelques jours de pluie ayant gâché leur séjour. Tu ne fus pas le seul...
Ce n'est pas le penseur de Rodin, mais...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire