De bordeaux à Lille par TGV. La veille au soir, Maria, un peu beaucoup stressy, a absolument voulu faire une répétition générale avant le vrai départ du lendemain.
On a tout d'abord repéré l'ascenseur qui nous permet d'aller du rez-de-chaussée au sous-sol, en-dessous des voies. Ensuite on a constaté qu'il y avait 4 rampes d'accès au quai, donc pas d'escalier.
Encore faut-il que le TGV accoste à un de ces quais avec rampe d'accès! Personne n'a pu nous confirmer, car il semble que ça change d'une fois à l'autre. Tant pis on verra à ce moment-là.
Donc le 21/5, levée de bonne heure, pour être sûre de ne pas devoir courir, voilà notre première étape, l'ascenseur, qui se déroule sans problème; ça passe avec tout le bardas.
On n'a plus qu'à patienter dans les tunnels sous les voies jusqu'à l'arrivée du TGV; on est heureux de voir qu'il arrive à un quai avec rampe; chouette on ne devra pas tout décharger.
La grand-mère assise près de moi me raconte qu'elle est venue visiter ses enfants en train car ils ne veulent plus qu'elle fasse de longues distances en voiture; elle conduit toujours.
Quand le TGV arrive, il faut aller tout à l'avant du convoi où se trouve l'emplacement pour les vélos. Naturellement, les gens, dès qu'ils voient qu'il y a de la place pour déposer leurs valises, ils en profitent même si c'est réservé pour les vélos. Heureusement Maria joue à la gendarmette afin que nous puissions stocker nos bicycles. Il faut tout de même tout décharger parce que contrairement à l'Espagne, en France, ils n'ont pas songé à mettre les quais à la même hauteur que le plancher des trains. Ils ont beau dire "On n'a pas de pétrole , mais on a des idées!", on se demande parfois à quoi ils pensent ces ingénieurs, pas ingénieux. Il a donc fallu se dépêcher pour arriver à ranger le tout à temps. Ouf, assis, on peut souffler, on arrivera à Lille comme prévu.
Lille, 14h30 environ, on décharge tout notre matériel, on ajuste les KWs car il pleut. Eh oui, ça continue. Le GPS a son cap vers Bruges, on peut y aller.
On roulera pendant 5h30' pour arriver à destination après 73,5kms, par un fort vent de face et la pluie qui nous empêche de voir au travers de nos lunettes. Moyenne de 13,4kms/h sur terrain plat, pas fiers. Frigorifiés, on est gentiment et chaleureusement accueillis par les voisins de Maria qui nous invitent à prendre un verre chez eux, assis au coin d'un bon feu de bois. On se débarrasse de nos vêtements de canards, et, zou, en face pour un verre de Cava. Oh que ça fait du bien d'être au chaud, merci voisins pour cet accueil.
On dormira bien et longtemps cette nuit-là, contents de retrouver un lit connu.
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