Comme la veille, notre parcours est très accidenté. Pas si plat qu'Isabelle nous laissait entendre.
Il fait toujours beau et frais, c'est déjà pas mal.
En Espagne, les autoroutes passent souvent d'une montagne à l'autre via des longues portions soutenues par des piliers drôlement hauts. Nous allons voir ce type de construction tout au long de la côte atlantique, mais ça commence déjà ici, ce qui ne présage rien de bon pour nos mollets...
Qu'est-ce que je disais?
Et encore...
Et toujours, on est bientôt au-dessus!?! Milliard!!!
Elle sourit, oui, mais un peu jaune.
Et crevé, essayant de récupérer un peu dans la position idéale pour favoriser la circulation, les jambes surélevées. Pratique le casque comme pare-soleil.
A Pedrafita, on arrête, crevés car pour aller jusqu'à O Cebreiro, il faudrait encore sérieusement grimper. On loge dans cet hôtel qui à ce moment a déjà été rénové.
On s'est arrêtés pour y dîner; nous étions les seuls à manger. Après avoir discuté pas mal pour le prix de la chambre, on a eu le petit-déjeuner inclus dans le prix. Il faisait glacial dans la chambre; on s'est donc glissés sous les draps pour nous réchauffer après avoir pris une bonne douche.
Dégoûtés par ces deux derniers jours de cols, j'ai appelé Isabelle pour trouver un meilleur parcours que celui prévu pour le lendemain. Nous avons donc changé de cap pour éviter O Cebreiro.



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